Saint Martin des Noyers dans l'histoire
La commune n'a pas été le théâtre d'évènements mémorables susceptibles de s'inscrire dans son histoire. Cependant il y subsiste quelques vestiges du passé.
Des traces de fermes gauloises situées à la Boivinière, la Pennerie et Saint Paul ont été découvertes grâce à des photographies aériennes.
Il se peut que le territoire ait fourni un champ de bataille aux seigneurs du Moyen Age, le château de la Grève, baronnie qui relevait de Thouars, est en effet mentionné dès le XIIème siècle.
Avant la Révolution, plusieurs seigneurs, relevant tous de la baronnie de la Grève, se partagent le sol de Saint-Martin-des-Noyers. Parmi eux on peut relever le fief de la Goupillère, famille Guerry de Beauregard de 1682 à 1773, celui de la Boivinière, familles Poissonnet (1684), Petiteau (1726) et Baël de la Boivinière (1791) puis celui de la Guibretière, Messire le Chevalier Adrien Jean François Brethé (1775).
Les annales de la Révolution ne font pas mention de faits marquants hormis le massacre de la famille Puaud de la Brenauderie.
Saint Martin des Noyers par les rues
Quelques rues de Saint-Martin-des-Noyers portent des noms de personnages ou lieux qui ont laissé une trace plus ou moins importante dans l'histoire :
- la rue Sainte Agathe (nom de la paroisse du Château de la Grève),
- la rue Abel Chataigner, consul de France à Bathurst en Gambie Anglaise, né à Saint-Martin des Noyers le 17 Janvier 1907 et décédé dans l'île de Gorée (Sénégal) le 13 décembre 1963,
- la rue du Père Monnereau en hommage à ce religieux né le 29 Juillet 1757 à Saint-Martin des Noyers et décédé le 26 avril 1856 (fondateur de la congrégation des soeurs des Sacrés-Coeurs implantée d'abord sur la commune des Brouzils en 1818 puis sur celle de Mormaison).
- la rue du Docteur Gauducheau, cancérologue à l'Institut Pasteur qui nous a laissé des publications sur la microbiologie, la prophylaxie et l'hygiène alimentaire,
- la rue René Couzinet, l'un des pionniers de l'aviation française né le 20 Juillet 1904 à Saint-Martin-des-Noyers. Le stade municipal porte aussi son nom,
- la rue Clovis Jousseaume, né à Saint-Martin-des-Noyers le 26 décembre 1921 et qui, engagé dans les Forces Navales Françaises Libres, embarqua le 7 Juillet 1943 à bord du destroyer "La Combattante" et fut porté disparu en février 1945.
Saint Martin des Noyers : son nom
Saint Martin de Tours, ardent évangélisateur du Poitou, ne passa sans doute pas plus en ce lieu que les habitants n'y plantèrent de gigantesques noyers. Mais un prieuré abrita quelques disciples de Saint Martin et une petite communauté se constitua autour. Comme il fallait bien la distinguer des autres paroisses qui portaient le même patronyme on y ajouta "des Noyers" sachant qu'une thèse laisse à penser que les abords des différentes routes étaient autrefois ornés de ces grands et majestueux arbres.
Saint Martin des Noyers : son blason

Le blason fut adopté par le Conseil Municipal le 23 décembre 1987
Le blason image parlante de notre commune, est le patrimoine collectif des habitants de Saint-Martin-des-Noyers, en cela il est le rassembleur de tous.
C’est un blason à « armes parlantes » car les armes choisies sont un rébus sur le nom.
Deux maquettes de Léo Toste meublent l’écu : la première, une épée chargée d'un manteau (rappelant le geste généreux da Saint Martin), et la seconde: un noyer avec sous ses racines la noix dont il vient (symbole du cycle perpétuel de la vie).
« Saint Martin » par l’épée et le manteau, « des Noyers » par les arbres qui y figurent.
En voici la lecture héraldique: " taillé au 1 de sable à l'épée d'argent fascée en chef chargée d'un manteau de gueules, au 2 d'or a trois noyers de sable feuillés de sinople, fruités d'argent posés 1 et 2" et sommée d'une couronne crénelée.